Je suis vide de vocable, vide d’arguments, vide de syntaxe et formulations. Pourtant, pourtant toutes ces années nancéennes, pourtant ces nuitées de discernement funambulesque. Si bien que, tout ce que j’ai pu emmagasiner durant ces années, demeure inaccessible. Je fais preuve d’immobilisme et d’inertie. Heureusement que son regard du bleu des glaciers supporte mon effort.
L’inutilité me dévore.
Bien vous.
| Novembre 2009 | ||||||||||
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On n'en sort pas - ou plutôt si, ou alors, on s'enferme dans un grenier, à dépeindre des doubles et des cocottes aux formes plaisantes, et lorsque ces modèles se déssèchent, oui, le vide est là, et la sortie n'est pas loin, par le trou du parquet, vers l'étage voisin, ouvert par le poids des lauréats, ouvert sous leurs pas, tandis qu'ils tentaient de se tirer de leurs immobilité d'original, de se tirer tout court, parce qu'une vie sans soif, sous ton oeil, c'est effrayant.
Si tu as l'impression de ne plus pouvoir avancer, bouger ou rabattre une mêche de cheveux, supposons simplement que c'est le coup de tes proies, qui, lassées que tu les contemples d'un oeil trop juste et droit, sont parties d'une gigue hystériques ; une course folle au mari, à l'amour, aux prix réduits ou aux aliments soldés - et mélanger les tomates et les collants, parce que, mine de rien, de sang qui coule de leur peau, pris qu'ils sont dans leur ronde qui les empêche de s'attarder à leurs rondeurs, ça manque.
Ou alors, admettons que tu montes, vite, si vite, que le vent, qui t'effleure et te creuse les joues, t'empêche de bouger.
Ou, aussi, si tu te décides à descendre, si tu tombes, les mains rabbatues sur ta jupe, tu ne peux te permettre autre chose qu'une reflexion sur les rochers qui t'entourent.
Je suis persuadée, noble âme, que cette immobilité que tu crois percevoir n'est que le fruit de ton esprit - non pas que tu sois folle - ou encore mauvaise observatrice - mais juste emportée par quelques foliots mutins, qui se jouent de toi et te troublent.
Tu sais ? Comme les jeux d'enfants, foulard collé par la transpiration en tournant, poussé par les mains ennemies "veux-tu manger ta soupe" - oui, mais je n'ai pas de cuillère - "alors va la chercher !" - et une poussée de trop, trop violente, l'impulsion de ceux qui veulent te confier aux confins du monde, pour, qu'enfin, tes rayons soient ternis, au loin, par ceux des étoiles.
Baiser.
Emma.
L'inutilité ne te dévorera pas. Elle n'a pas de bouche. Elle n'est pas un monstre. Ce n'est qu'une illusion. Un simple peur qui s'évaporera. Comme toujours.
Ines, le vide est un plein quelque part. Parce que, comme le plein, on a conscience du vide. Fais le vite, pour mieux faire le plein ( même si l'essence coûte cher )
Non, plus de jeux de mots. Plus de jeu de mots. Plus de je ... des mots.
J'attends avec impatience ton retour :)
Carrie.
L'inutilité ne te dévorera pas. Elle n'a pas de bouche. Elle n'est pas un monstre. Ce n'est qu'une illusion. Un simple peur qui s'évaporera. Comme toujours.
Ines, le vide est un plein quelque part. Parce que, comme le plein, on a conscience du vide. Fais le vite, pour mieux faire le plein ( même si l'essence coûte cher )
Non, plus de jeux de mots. Plus de jeu de mots. Plus de je ... des mots.
J'attends avec impatience ton retour :)
Carrie.
L'inutilité ne te dévorera pas. Elle n'a pas de bouche. Elle n'est pas un monstre. Ce n'est qu'une illusion. Un simple peur qui s'évaporera. Comme toujours.
Ines, le vide est un plein quelque part. Parce que, comme le plein, on a conscience du vide. Fais le vite, pour mieux faire le plein ( même si l'essence coûte cher )
Non, plus de jeux de mots. Plus de jeu de mots. Plus de je ... des mots.
J'attends avec impatience ton retour :)
Carrie.