Petite soeur,
<<Voici que nos silences s'associent et reviennent en une même résurgence
Quoi tant de km et entre nous et cependant un état d'âme pareil !
La chose est prouvée, c'est un fait, il nous importe peu d'être pour toi au début de ta vie de femme et moi à l'automne de la mienne, Nos douleurs s'expriment ou s'enlisent dans ce silence qui
nous étouffe.
De notre inactivité nous souffrons, de nous épandre devant nos claviers nous retirons vidées de notre substance.
Qu'importe ce temps morose, et la neige immaculée salie dans le coeur de la ville; n'avons nous pas en nous cette ultime ressource de poser un regard toujours neuf sur les choses et les
gens ?
Nous crions au désespoir, mais enfin quelle imposture !
Comme le phénix renaissons l'instant d'après !
Tant il est vrai, qu'avant de couler l'homme revient plusieurs fois en surface.....
La décision de nous sauver est là, d'un geste de la main ....
Les eaux des océans, de la mer, ou celles boueuses de nos fleuves rejettent tout ce qui est impur, foutaises que de croire qu'elles puissent nous accueillir et nous garder, du ventre de nos mères
nous avons été expulsées !
Perdues dans la foule , incomprises croyons nous que nous sommes; non seulement riches de nos différences.
Voici qu'il pleut sans discontinuer, il n'y a plus de larme dans mes yeux, ma douleur s'est enfuie tout comme mes espérances;
Je serais là, pathétique, si je voulais y croire encore .
Sur les évènements et les gens , un autre regard se pose.>>
Galdane
PS: Ainsi résonnent ses mots.
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Merci.
par Ines de Saint Lambert
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