En réponse à l’article paru dans l’Est Républicain le vendredi 28 mars 2008.
Ma vie?
C’était aussi ça, pour ceux et celles qui cherchent encore à me comprendre et à saisir les instants qui me secouent en plein vol comme une turbulence.
Suite aux actions menées sur le pas de ma porte, par les services de la gendarmerie, dans le cadre du démantèlement d’un vaste réseau d’héroïne tissé par les enfants de ma petite commune et, au vu de l’intensité et de l’ampleur
du trafic, la mairie dont laquelle je surnage, soucieuse, du devenir des victimes et du désarroi des parents, entend bien s’associer activement à la lutte contre la toxicomanie et engager les
moyens dont elle dispose pour tenter d’infléchir l’évolution du phénomène et d’enrayer les dégâts causés par ce fléau. La volonté de ma bulle est d’apporter un soutien maximum, par le dialogue,
aux victimes et familles des victimes et de rappeler combien il important dans l’esprit de chacun de ne pas banaliser ou marginaliser l’émergence du marché et de la consommation des paradis
artificiels dans les rues, les chemins, les sentiers, dans les veines de mon village. En soumissionnant une sous-commission relative à la jeunesse et aux sports, composée d’élus et de bénévoles
motivés, la commune dans laquelle je survis compte solliciter l’aide extérieure d’instances médico-sociales, associatives et politiques locales,
spécialisées dans la lutte contre la toxicomanie afin d’établir un véritable plan prévention et d’actions à l’échelle communale. Toutes les
propositions constructives et allant dans ce sens seront les bienvenues. A savoir que la délation et la répression sont exclues de ce travail d’écoute et de sensibilisation. J’en mets ma main au
feu, les mots comme arme contre cette poisse et atome contre la dépendance toxico.
Je rêve, j’illusionne, je sais.
J’ai les mots, je crois détenir le pouvoir. Je me trompe mais je m’en fous. Utopie, je te porte dans mon estime. Je te
congratule.
Jeanne, ma chère Jeanne, j’entends des voix.
Les voix d’un ventre qui m’appelle.
Bien à vous.